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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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et qui ne se pouvoit comprendre ny colliger par raisonet prudence humaine. » (Plutarque, tracl. d'Amyot.)Cette raison supérieure, cette intuition puissante del'esprit, qui seule fait les grands hommes, ce soufflepuissant, ou plutôt ce Dieu intérieur dont parle le poète :

Est Deus in nobis, agitante calescimus illo,

et sans lequel on n’est ni poète, ni artiste, ni même4 grand philosophe, voilà bien, en effet, le démon deSocrate. Platon le donne lui-même à entendre, quandil fait dire dans un de ses dialogues à son maitre :« Ce n’est pas d’aujourd’hui que j’ai pris pour principede n’écouter d’autre voix que la raison. »

Mais sur ce mot raison, il me semble nécessaire des’entendre si, à un point de vue plus général, on veuttrouver l’explication des faits exceptionnels plutôt quesurnaturels dont je viens de parler.

11 y a dans l’homme, ne l’oublions pas, outre laraison réfléchie, la raison spontanée ; outre les faitsconscients des faits inconscients, ou dont lame n’a dumoins qu’une perception tellement confuse, qu’elle estportée à leur attribuer une origine en dehors d’elle.Or, n’est-ce pas dans cet ordre de faits que la philo-sophie (qui s’en est trop peu occupée peut être), doitétudier ce côté mystérieux du monde psychique où la