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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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caution. Je dirai, en retournant une phrase de M. Sainte-Beuve : que le roi n’eût pas paru si bien portant,si l’homme eût été si fréquemment malade ; qu’on abeau prendre sur soi, quand on est si travaillé endedans, il est impossible qu’il n’en paraisse pas quel-que chose au dehors. L’ingénieux écrivain en convientlui-même indirectement quand il dit : « L’histoire,aujourd’hui qu’elle en a les moyens, est désormaistenue à une chose : à noter si pour certains actespeu expliqués de la conduite de Louis XIV, par exem-ple, de brusques retours de l’armée, des revirementsde détermination dans ses campagnes, il n’y a pascoïncidence d’un de ces accidents relatés par les mé-decins du roi. » Ces coïncidences ont été signalées,en effet, dans plusieurs notes, par le savant bibliothé-caire de Versailles.

J’ajouterai cependant, qu’il faut se défendre dans lalecture du journal des trois archiâtres, Vallot, d'Ac-quin et Fagon (car c’est ce qui a pu donner le changeà quelques critiques), de l’importance qu’ils attachentaux moindres incommodités de leur auguste client ;de la complaisance avec laquelle ils s’arrêtent sur descirconstances qui passeraient inaperçues chez l’humblevulgaire, et qu’ils élèvent à la hauteur d’un événement.Quand plus tard arrivent, avec les troubles plus fré-