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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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quents des organes digestifs, la carie des dents, lagoutte, etc., faut-il s’en étonner, lorsqu’on lit ce quedisent les contemporains de l’hygiène et des habitudesde ce royal Gargantua (1)?

A dater de 1680, Louis XIV commença à souffrird’une maladie qu’il eût voulu tenir secrète, et dont ilne pouvait guérir que par une opération, dont le bruit

(l) h II mangeait, dit Saint-Simon, si prodigieusement et si solide-ment soir et matin, et si également encore, qu’on ne s’accoutumait pointà le voir. Ses potages dont il mangeait de plusieurs (on servait alorsquatre potages à la fois) et en quantité de chacun, sans préjudice dureste, étaient pleins de jus d’une extrême force, et tout ce qu’on luiservait plein d’épices, au double au moins de ce qu’on y met ordinaire-ment. 11 finissait son repas par beaucoup de salade, de fruits glacés, depâtisseries, en quantité qui surprenait toujours, u La princesse Palatineraconte ainsi le menu d’un dîner qu’elle lui vit faire : a Quatre assiettesde soupe, un faisan entier, une perdrix, une grande assiettée de salade,du mouton au jus et à l’ail, deux bonnes tranches de jambon, une as-siettée de pâtisseries, et puis encore des fruits et des confitures. «( Corresp .) Voici, d’après Fagon lui-même, comment il pratiquait ladiète quand on le mettait au régime : « Le roi, fatigué et abattu, futcontraint de manger gras le vendredi, et voulut bien qu’on ne lui servîtà dîner que des croûtes, un potage aux pgeons et trois poulets rôtis,dont il mangea quatre ailes, les blancs et une cuisse, n Que dites-vousde ce valétudinaire , de cet homme faible i/’ estomac, suivant sonmédecin Vallot? 11 n’y a guère lieu de s’étonner, d’après cela, si à samort on lui trouva u le volume de l’estomac et des boyaux double aumoins de l’ordinaire, n (Saint-Simon.) Cette particularité anatomique serencontra aussi, si j’ai bonne mémoire, à l’aulopsie du roi Louis XVIII,goutteux et gros mangeur comme son aïeul, comme tous les Bourbons;et qui succomba, ainsi que le grand roi, à une gangrène sénile des extré-mités inférieures.