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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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des lois a-t-il jamais compté parmi les philosophesde celle école, pour avoir cru à l’ulilité de l’anatomieau point de vue de la connaissance complète del’homme, et l’avoir étudiée comme Bossuet (1); pouravoir montré, comme Descartes, l’action puissante quele milieu physique dans lequel elles vivent, exercesur la civilisation et sur les destinées des nations ? Etquand on aura retranché à Cabanis lui-même tout cequi se rattache à ses idées sur l’unité matérielle del’homme, ne restera-t-il pas les faits, qui peuventtrès-bien se passer de sa théorie, et se concilier avecle spiritualisme le moins indécis ?

VI

Si de la physiologie de l’individu et des troublesorganiques qui peuvent se refléter sur les facultés

moyen qui rende communément les hommes plus sages et plus habilesqu’ils n’ont été jusqu’ici, je crois que c’est dans la médecine qu’il fautle chercher, n [Disc, de la méthode , 6 n,e partie.) Déjà Cicéron disait:u Et ipsi animi magni refert quali in cor pore locati sint ; multc renhn obtundant. »» ( Tuscul. qu^st. lib. 3.) Si c’est dans les grandsphilosophes, dans d’illustres écrivains que j’ai le plus souvent cherchémes autorités, ce n’est pas qu’il n’eut été plus logique d'invoquer, ensemblable matière, le témoignage plus compétent des hommes spéciaux;mais c’est que sur ce chapitre les médecins sont ordinairement tenusen suspicion par ït^ letirés, toujours tentés de les renvoyer à l’amphi-théâtre pour loufes les questions qui ne sont pas directement afférentesaux éludes cliniques : odi profanum vutyus cl arceo.

(t ) Voir sa vie en télé de ses œuvres, édit. Àuger, 181 G.