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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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morales, je passais à l’action du médecin et de l’artqu’il met en œuvre, quelle mine inépuisable ? Quede riches matériaux pour ces mémoires secrets, oùles faits dépouillés de leur caractère ofticiel apparais-sent avec un caractère si souvent opposé à celui qu’onleur a donné ! Quand je lis dans les mémoires écritsdu temps de Louis XIII, que ce malheureux prince fut,dans l’espace d’une année, purgé ou vomitisé deuxcent quinze fois, et saigné quarante-sept (Amelot dela Houssaie, Mém., t. 1), je ne puis me défendre decroire, en songeant à l’énorme affaissement qui duten résulter pour l’auguste malade, que son archiâtre,Ch. Bouvard, servit merveilleusement en cela les vuesde Richelieu ; et il me semble que je m’explique mieuxce prince soupçonneux, défiant de lui-même, presquetoujours malade, et ne pouvant dans cet état de lan-gueur s’occuper que bien peu des affaires du royaume ;supportant impatiemment le joug de son premierministre, que la conscience de sa faiblesse physique etmorale lui rendait cependant nécessaire (1). (Mém.de M me de Molteville, et des Contemporains.)

Voltaire à qui ces faits n’avaient pas échappé disait :

(1) ii Ce n’était plus à la fin de sa vie, dit Ponlis, qu’un squeletteavec la peau collée sur les os. Tirant un jour ses bras décharnés du lit :Tiens, Pontis, me dit-il, tels sont les bras du roi de France, u A l’au-

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