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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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« Voulez-vous changer le caractère d’un homme,purgez-Ie tous les jours. » Il y aurait, en effet, desrecherches intéressantes à faire sur les modificationsque certains remèdes, certains traitements peuventimprimer aux facultés intellectuelles ou morales. 11est certain qu’il est des médications qui peuventchanger profondément les dispositions de l’àme. Sansparler même des effets du haschich, de l’opium, et engénéral des substances vireuses qui portent leur actionsur le cerveau, nous voyons tous les jours les traite-ments appropriés à certaines maladies, comme le ferà la chlorose, l’hydrothérapie aux névropathies, etc.,dissiper les aberrations de la sensibilité et de l'intelli-gence que ces affections entraînent souvent après elles.

Maintenant, quand je pense à la puissance redou-table dont est armé le médecin, aux coupables des-seins auxquels il a pu servir d’instrument, et auxressorte immoraux dont la politique ne s’est jamaisfait faute de se servir : quand je réfléchis à l’influenceque l’homme de l’art exerce, — surtout à certaines

topsie, on trouva un poumon ulcéré, avec des adhérences de la plèvre.—11 faut dire que ce prince avait personnellement contribué à cette déca-dence prématurée par le régime violent qu’il avait adopté, croyant sansdoute par là se donner des forces. (V. Rob. Lvonnet, Dissertai, demorbit hereditariis, Paris 1 646.)