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époques de l’his'oire où il est en même temps astrolo-gue, devin, — sur les esprits timorés et superstitieux,je me prends à penser qu’il est plus d’un Lestoqinconnu, plus d'un Coilier (1), dont l’influence estécrite dans l’histoire en caractères invisibles, et dontles révélations, s’ils eussent voulu parler, eussentéclairci bien des énigmes historiques. On ne dit auconfesseur que ce que l’on veut, ou ce que l’on croitdevoir avouer ; devant le médecin habile à sonderles plaies de l’âme aussi bien que celle du corps, etinitié aux secrets des familles les plus élevées commelés plus obscures, tous les voiles tombent, tous lesintérêts s’effacent devant l’intérêt suprême de la con-servation.
Il serait intéressant de rechercher quel usage ontfait non-seulement de leur influence, mais de ce droit
(l) Coitier parvint par des moyens qui sont restés ensevelis dans lemystère, dit un de ses biographes, le docteur Chereau, à se faire agréerde Louis XI comme son médecin ordinaire, et à exercer sur l’esprit dece prince une telle influence, qu’il provoquait les destitutions des mé-decins ou des fonctionnaires dont il voulait prendre la place, et obligeait,en quelque sorte, son royal client à le faire profiter des amendes pro-noncées contre divers agents du royaume, a Le dit Coilier esloit si rudeau roi que l’on ne diroit pas à un vallet les outrages et dures parollesqu’il luy disoit; et si le craignoit tant le dit seigneur qu’il ne l’eust oséenvoyer hors d’avec luy. n (Philippe de Comines, Mém. t t. t.) L’amourdu gain était, du reste, le vice dominant de ce très-peu honorableconfrère.