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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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logue dans l’instinct et dans l’habitude, ce sont leursmanifestations extérieures ou leurs fruits ; ce qu’il ya d’essentiellement différent, c’est leur origine ouleur tronc. En effet, les instincts nous sont donnéstout formés par la cause première ; c’est nous, aucontraire, qui créons nos habitudes ; et voilà dansquel sens on a pu dire que l’instinct est une habitudeinnée, l’habitude un instinct acquis ; ce qui n’est :vrai, d’ailleurs, qu’avec beaucoup de restrictions. jOn confond ici, en effet, deux choses fort distinctes, 1Yinnéité et la spontanéité qui est un fait d’activité !libre et non réfléchie. Entre l’instinct et l’habitude, il |y aura toujours cette profonde différence, que l’ins-tinct n’attend pas pour apparaître le mot d’ordre dela volonté, tandis que l’habitude est toujours volon-taire, surtout à son point de départ. 11 est même uneclasse d’habitudes, — et ce sont les plus importantes,

— qui ne se forment et ne se conservent qu’à lasuite d’efforts longtemps répétés, comme celles quise rattachent au noviciat de chaque profession, tandisque les instincts ne se perdent jamais. 11 est presqu’inu-tile d’ajouter enfin que les habitudes sont transmis- jsibles et perfectibles, contrairement aux instincts qui !ne peuvent ni se transmettre, ni se perfectionner, car jils s’accomplissent, dès l’abord, avec toute la perfec- I

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