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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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lion possible, et l’intelligence n’y saurait rien ajouter.Les instincts soi-disant perfectionnés sont en réalitédes habitudes destinées à leur servir d’auxiliaires,ou à suppléer à ce que les actes instinctifs ont néces-sairement d’imparfait chez les êtres intelligents.

III

Je passe au second groupe psychologique : celuidont le parallélisme ou les connexions avec les besoinset les appétits n’échappent, dit l’auteur, à personne,les affections et les passions.

Mais d’abord qu’est-ce qu’une passion, sinon unsentiment ou un désir qui, par sa durée et sa violence,a pris un tel empire sur nous que notre liberté mo-rale en est sensiblement amoindrie, ou même momen-tanément suspendue? Sans doute, un sentiment,quelle que soit sa durée , un désir quelle que soit saviolence, ne constituent pas une passion, si à ce sen-timent ne se joint la violence, à ce désir la durée ;mais hors de là, et dans l’excellente analyse qu’endonne M. Lélut, je ne vois rien de plus, si ce n’estpeut-être la poursuite persévérante d’un but à at-teindre, et le rôle qu’y joue l’imagination, si étroite-ment associée, comme on le sait, à la sensibilité.

L’auteur nous montre, d’ailleurs, fort bien que si