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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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dire, elle n’est ni plus ni moins récurrente dans uncas que dans l’autre, et cela veut dire tout simple-ment que des deux ordres de nerfs, les sensitifs etles moteurs, les uns plus, les autres moins, sont oupeuvent être conducteurs de l’impression qui arriveau cerveau, point de départ de la sensation. C’est là,dit en terminant l’auteur, un assez mince résultat. »(T. I, p. 25o.) ■— Maintenant que l’on admette unmouvement vibratoire des nerfs, des esprits animaux,ou un fluide quel qu’il soit circulant à travers les filetsnerveux tabulés ou non, quelle connexité, quellerelation établir entre deux faits d’un ordre aussi dif-férent, une vibration, un choc et une sensation, uneperception? Comment un phénomène tout physique,comme celui d’un fluide, peut-il expliquer un faitimmatériel comme celui de la pensée? On se retran-cherait dans le matérialisme qu’on n’en serait pas plusavancé. « Bref, des quatre ou cinq théories auxquel-les a donné lieu la physiologie de la sensibilité externe,il y en a donc juste quatre ou cinq de trop, si l’onregarde au moins comme inutile ce qui est ridicule oufaux. » (P. 256.)

Quant à l’hypothèse du sensorium commune, ellen’éclaircit pas davantage ce mystère. Non-seulement,celte expression est vicieuse, car elle fait supposer,