comme le fait très-bien remarquer M. Cournault (deL'âme), qu’il y a un principe d’action là où il n’y aqu’une convergence d'effets. Mais, anatomiquementou physiologiquement parlant, ce centre de perceptionn’est rien moins que démontré. « On voit les nerfsdes sens naître çà et là de parties du cerveau sou-vent fort éloignées les unes des autres, et sans qu’avecla meilleure volonté du monde, il soit possible d’enrappeler les origines....; et ce que montre sous cerapport l’anatomie, la pathologie le confirme. » Aussirien de plus variable, de plus contradictoire mêmeque les déterminations empiriques tentées sous cerapport par les médecins et les philosophes, depuisGalien jusqu’à Descartes. Mieux inspirés de nos jours,d’habiles physiologistes ont vu que le siège du senscommun ne pouvait être que le cerveau lui-même ;seulement, ils ont donné à cet organe central unesorte d’organe préparatoire, la moelle allongée, siègede la sensation brute, laquelle sensation passerait àl’état de perception dans le cerveau et par son office.Celte théorie a, pour M. Lélut, le tort de distinguerdeux faits qui se confondent, la sensation et la per-ception. « S’il peut y avoir deux degrés dans ce phé-nomène, c’est que dans cette partie du système ner-veux central, la centralisation de nos perceptions se
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