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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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passer sous silence ces contradictions et ces discus-sions « d’où le raisonnement a si souvent banni laraison. » 11 s’agira seulement ici de rechercher quellesrelations cet ordre de faits peut avoir avec le cerveau.

D'après ce qu’on sait déjà des opinions de notresavant confrère, la réponse ne peut être douteuse. S’ilest impossible, dit-il, d’établir dans les hautes facultésintellectuelles des coupures même approximatives,attendu leur indétermination naturelle, et parce qu’iln’est pas une de ces facultés dont l’action ne nécessitecelle des autres, il ne serait pas moins hors de proposde chercher dans le cerveau le siège ou les organessoi-disant distincts de ces facultés. Si les facultés in-tellectuelles avaient un siège, ce siège devrait être,en raison de la connexité de leur action, commun àtous. En d’autres termes, des actes indivisibles ,comme les actes de l'entendement, lequel ne s’arrêtepas aux propriétés individuelles des choses, mais quiles considère dans leurs rapports, les étudie dans leurensemble, ces actes ne peuvent avoir des sièges diversou divisés. Donc, s’il existe un siège ou pour mieuxdire une condition organique commune à tous, c’estdans le cerveau tout entier qu’il faut la chercher.Cela est vrai, qu’il s’agisse des circonvolutions desphrénologucs, ou de la substance grise du cerveau,