dont on a prétendu faire de nos jours l’organe spécialdes hautes facultés intellectuelles, « comme si le restedu cerveau n’était pas aussi important ; comme sitoutes ccs hypothèses n’étaient pas contredites pardes hvpolhèses opposées, qui, pour ne valoir pasmieux, ne valent pas moins. » (P. 513.)
Mais en accordant l’impossibilité d’assigner desconditions cérébrales distinctes aux diverses formesintellectuelles, ne peut-on admettre, en prenant cesfacultés dans leur ensemble ou tout au moins pargroupes, que le développement général se lie à undéveloppement proportionnel du cerveau, soit qu’onconsidère ce viscère dans sa totalité, soit dans sa moi-tié antérieure ou frontale, soit, enfin, dans sa surfaceextérieure ou ses circonvolutions ?
On peut évaluer, dit M. Lélut, le développementdu cerveau de deux manières, en le pesant et en lemesurant. Il y a d’abord un fait hors de doute, c’estqu’au-dessous d’une certaine limite, d’un certain chiffrede pesanteur ou de volume, le cerveau ne peut plusêtre que l’instrument de l’idiotisme ou de l’imbécillité.Ainsi, au-dessous du chiffre de 430 à 460 millimètres(16 à 18 pouces) pour la circonférence horizontale ,et celui de 1,000 grammes environ pour la pesanteur,il n’y a que des imbéciles, dans l’acception médicale