tiques ou erronées, dont le résultat est de nous fairecroire que tout est fait là où tout est encore à faire.C’est la marche recommandée par Bacon , qui voulaitqu’avant de procéder à de nouvelles recherches, ondressât l’inventaire des faits définitivement acquis àla science ; c’est celle qu’a suivie M. Lélut. L’auteurne s’est nullement dissimulé, d’ailleurs, la portée deson œuvre et le caractère négatif qui découle de sesrecherches. Plus que personne, il a dû déplorer den’avoir qu’à abattre là où il aurait voulu édifier, et cen’est « qu’à force de résignation, on pourrait presquedire d’abnégation, » qu’il a pu conduire jusqu’au boutsa laborieuse entreprise. Mais au milieu « de ces om-bres épaisses que, suivant toute apparence, la sciencehumaine ne percera jamais, en face de ces fantômescréés par l'imagination de ténébreux métaphysiciens,ou de physiologistes plus habitués à mesurer la ma-tière qu’à interroger l’esprit, » il a dù, avant tout, sepréoccuper de la nécessité de distinguer ce qui est oupeut être, de ce qui n’est pas ou de ce qui ne peutêtre connu ; et c’est en cela surtout qu’il a fait con-sister sa lâche. (T. 1, p. 369.)
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.et chercher à connaître,
N’est souvent qu’apprendre à douter.