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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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tout au moins aux troubles de l’innervation ganglion-naire. En un mot, il reste à tenter, ce me semble',pour la physiologie de l’homme malade, ce que Ca-banis a fait avec bonheur pour la physiologie del’homme sain : chercher les modifications qui naissentdans les facultés psychologiques des individus atteintsde certaines lésions organiques. La question étudiée etapprofondie par de savants observateurs en ce quiconcerne les maladies du cerveau, reste, je le répète,presqu’entièrement neuve quant aux affections desautres appareils. Je ne viens pas ici avec la prélenliode lui donner une solution, d’en formuler les lois;mais j’aurai atteint mon but, si j’ai attiré sur unpoint aussi intéressant de philosophie et de pratiquemédicales l’attention de mes confrères.

Obligé de me restreindre dans un sujet aussi vaste,je ne m’occuperai ici que de quelques maladies ducœur, sur lesquelles j’ai réuni plusieurs observationsassez curieuses, au point de vue qui nous occupe.

C’est une chose fort remarquable, que l’accord de- toutes les langues parlées sur le globe pour désignerle cœur comme le siège de la sensibilité morale etdes passions qui en résultent. Certes, une telle una-nimité doit donner à réfléchir. 11 faut qu’il y ait aufond de cette erreur physiologique un fait d’observa-