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lion, qu’il s’agit seulement de dégager de l’inductionerronée qu’on en a tirée.
Dira-t-on simplement que le cœur étant l’un despremiers à ressentir, et le plus à même de manifesterpar ses battements précipités les impressions qui secommuniquent du cerveau aux viscères, on a dûnaturellement, prenant l’effet pour la cause, lui attri-buer le rôle le plus important dans les passions et lesaffections de l’àme? Soit, mais est-ce là tout? Noncertes, et ici se place un autre fait non moins contes-table , c’est le développement extrême de la sensibilitémorale chez un grand nombre d’individus qui offrentune hypertrophie plus ou moins avancée du cœur, ousimplement une prédominance relative de cet organe.Observez de près ces personnes qui sont, comme ondit vulgairement très-sensibles : espèces de sensitivesdu règne animal, qui dans leur enfance versaient destorrents de larmes au moindre reproche; dont lesyeux se mouillent en vous racontant leurs maux; dontle pouls bat cent pulsations à la minute à l’approchedu médecin, lors même qu’ils n’ont pas de lièvre ;ces individus qu’un regard déconcerte, qu’un mottrouble, qui rougissent en vous parlant, se laissentemporter à la fougue d’une première impulsion oud’une colère irréfléchie, s’émeuvent au point de trem-