Buch 
L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
Entstehung
Seite
181
JPEG-Download
 

I

181

lérise, au moins dans les sciences exactes, les tètesles mieux organisées. Nous comprendrions pourquoipeu maîtres d’eux-mèmes, ils ne sont pas susceptiblesde gouverner leur volonté avec ce calme, ce sang-froid de l’homme qui a fortement conscience de lui-même , sut compos , et qu’aucun ébranlement né dela sensibilité ne vient troubler dans l’élaboration deses idées. Tel, pour en citer un illustre exemple, legrand capitaine des temps modernes, Napoléon, dontle pouls, au rapport de Corvisart, ne battait guèreque quarante fois par minute, et dont le cœur futtrouvé très-petit à l’autopsie. Je crois qu’il doit enêtre de même chez tous les hommes de cette trempe.On sait que la circulation spéciale du cerveau estinfluencée directement par la circulation générale ;et l’on conçoit à priori quel trouble doit résulterdans le travail intellectuel de chocs violents répétésavec une fréquence anormale sur l’organe dans lequelnos idées s’élaborent. « J’ai constaté, dit M. Lélut,que les parois du ventricule gauche ont souvent uneépaisseur considérable chez les aliénés ; et il est bienpossible quelle doit exister aussi chez ces hommesardents et mobiles qui semblent toujours sur le pointde l’être, et qui le deviennent souvent. (Physiolc

il