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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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de la pensée, t. II, p. 408. Paris, 1861.) (1). DéjàCorvisart, Osiander, Alberti, Falret, etc., avaientobservé des monomanies-suicides, résultant de ma-ladies organiques du cœur. — Ajoutez à cela la per-turbation que doit produire dans la stimulationphysiologique et dans la nutrition de cet organe, unsang qui ne peut être aussi précipité dans son courssans avoir subi de profondes modifications dans saconstitution intime. Sanguis moderator nervornm,disait le père ■ de la médecine. Les physiologistesmodernes ont, en effet, démontré l’action récipro-que que l’appareil circulatoire et l’appareil nerveuxexercent l’un sur l’autre. Ainsi, tout ce qui accélèrele cours du sang, comme tout ce qui le ralentit,tout ce qui modifie même sa composition chimique setraduit par des phénomènes d’un ordre particulierdu côté du système nerveux. On a cherché là, aussi,l’explication d’un certain nombre d’aliénations men-tales. On peut admettre avec Klencke, dit M. Morel,que les filets nerveux enveloppant les vaisseauxartériels reçoivent, sous l'influence d’une circulation

(i) La première édition de ce mémoire a précédé de dix-huit ansl’ouvrage de M. Lélut. Je n’en ai donc pas emprunté l’idée fondamen-tale à cet éminent écrivain.