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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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suraclivéc, une excitation particulière qui réagit àson tour sur le système nerveux général.

Mais abandonnant des généralités qui, bien qu’ap-puyées sur l’observation et sur une induction sévère,n’auraient peut-être pas aux yeux de tous le carac-tère d’une démonstration rigoureuse, je passe àl’analyse de quelques cas où la maladie du cœur,révélée par des signes non équivoques, s’allie parun incontestable rapport de causalité aux troublesdivers que l’on voit apparaître dans l’intelligence.

Pour ne pas trop m’écarter du but de ce mémoire,je ne citerai que les particularités les plus saillantesde ces faits.

l re Observation. M...., officier retraité, âgé de B8 ans,d’une constitution robuste, mais fatigué prématurément parla guerre, succomba en janvier i8U à une hydropisie gé-nérale succédant à une lésion organique du cœur, qui s’étaitrévélée depuis longues années par les signes propres àl’hypertrophie avec dilatation des ventricules. Cette ma-ladie offrit à plusieurs reprises des exacerbations assezviolentes, qui s’accompagnèrent deux ou trois ans avant samort d’un dérangement singulier des facultés mentales,lequel ne se manifestait jamais qu’avec le redoublementdes palpitations, de l’oppression, etc., et se dissipait aveceux, à l’aide des moyens communément employés contreles affections du cœur (saignées locales, digitale, nitre, etc.).M. était très-religieux ; des révélations intimes lui avaient