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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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appris, dit-il, des choses importantes pour le bonheur delàFrance. Il s’occupait alors à rédiger, sous forme de mé-moires, des pétitions aux princes, aux ministres, etc. ; desréflexions incohérentes, des pensées sans suite sur les af-faires publiques, sur la prospérité de l’État, sur les destinéesdu peuple juif, avec mille extravagances sur le NouveauTestament, sur la mission divine dont il était chargé, etc.Un jour il eut une vision. Une voix d’en haut lui enjoignaitde déposer entre les mains d’un prince de la famille royale,alors en séjour à Lunéville, une huile sainte qui devait as-surer le bonheur de la dynastie et celui de la France. Vive-ment préoccupé de cette idée, M. se rend chez un pharma-cien, y fait emplette d’une petite tiole d’huile d’amandesdouces, attend le prince sur son passage, et lui remet entreles mains la précieuse liqueur sur laquelle reposent, dit-ilà son altesse royale, les espérance de la patrie. Tout celase passait à l’insu de sa famille, dans laquelle M. craignaitde trouver de l’opposition à ses vues. Ce n’est que plustard que tout fut découvert, car sur tout autre chapitre, ilparlait en homme sensé, et n’aurait laissé soupçonner àpersonne le trouble partiel de l’intelligence. Or il est à re-marquer que ce trouble coïncidait constamment avec desexacerbations dans la maladie du cœur, et qu’en se rendantmaître de ces accidents, on rendait à l’intelligence sa luci-dité ordinaire ; M. reprenait son calme, cessait d’être pour-suivi par ses hallucinations. Dans les derniers temps de sonexistence, il fut constamment préoccupé et agité par lesmêmes idées, chaque fois qu’il était plus mal. Il avait Unipar me mettre dans sa confidence , et je ne pus obtenir delui le silence sur ce chapitre, à l’endroit duquel il était