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Ces observations reçoivent un nouvel intérêt du fait de laconsanguinité des deux malades, et du résultat à peu prèsanalogue que la lésion organique du même organe a eu surl’intelligence. La mère de ces deux individus vient de suc-comber récemment à une hydropisie déterminée par lamême maladie, mais sans dérangement de l’intelligence. —Ce fait de Yhérédité des maladies du cœur s’est d’ailleursprésenté à moi avec une telle constance, que je le regardecomme une des lois les mieux établies de la pathogénie.S’il est souvent méconnu dans la pratique, c’est que ceslésions peuvent n’exister pendant de longues années qu’à undegré compatible avec la santé, et que, par conséquent,rien n’éveille de ce côté l’attention du malade, ni mêmecelle du médecin. 11 va se représenter encore dans les deuxobservations qui suivent.
4 e Observation. S..., âgé d’une quarantaine d’années,d’une constitution robuste, cultivateur aisé, et maire d’unecommune aux environs de Lunéville, me fut amené en 1839par sa femme, pour avoir mon avis sur une maladie dont ilsouffrait depuis plusieurs années, et qui avait pour prin-cipal symptôme une sorte d’apathie taciturne et d’indiffé-rence pour son propre état, qui lui faisait repousser touteespèce de traitement. Il dit n’éprouver aucune souffrancelocale. 11 passe toutes ses journées la tête appuyée sur sesmains, ne voulant voir personne, poursuivi par des craintesincessantes, et persuadé qu’il n’a que des ennemis acharnésà sa perte, dans un village où il s’est fait aimer générale-ment par une administration paternelle et par ses qualitésprivées. Cet homme ne me présenta aucun symptôme queceux d’une hypertrophie du cœur, avec un rétrécissement