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des orifices, mais à un degré encore peu avancé. Comme ilne voulut se soumettre à aucune médication, et qu’il n’avaitconsenti à venir me voir que pour céder aux sollicitationsde sa femme, je le perdis de vue, et j’appris qu’il était mortquelques mois après dans le même état de consomptionmorale.
S« Observation. Deux ans plus tard, le fils de cet homme,âgé de 22 ans, d’une belle constitution, vint me consulterpour une hypertrophie du cœur gauche dont les médecinsde Metz le traitaient déjà depuis plusieurs mois. Ce maladeétait aussi poursuivi de cauchemars, d’apparitions et deterreurs fatigantes. Se jugeant atteint de la maladie deson père, il était en proie à la plus sombre tristesse. Lesbains de rivière, joints aux autres moyens employés enpareils cas (digitale, émissions sanguines) produisirent uneamélioration très-notable dans l’état physique et moral dece jeune homme. Mais je viens d’apprendre qu’il ôtait reprispar ses palpitations.
6 e Observation. M me B..., tante du côté paternel de cejeune homme ; est atteinte depuis son retour d’âge dessymptômes d’une hypertrophie assez avancée du ventriculegauche, pour laquelle un médecin de nos environs l’a long-temps traitée. Cette femme, très-aisée, et qui pourraitvivre d’ailleurs fort heureuse, est poursuivie d’inquiétudescontinuelles ; elle se figure que ses affaires vont mal, queson ménage est à l’abandon, que ses enfants se ruinent,qu’elle est enfin la plus malheureuse des femmes. Elle vientde temps en temps me raconter ses peines ; mais je n’ai puobtenir aucun amendement, soit dans l’état du cœur, soitdans l’état moral.