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7 e Observation. Madame veuve M... est parvenue à unevieillesse très-avancée (quatre-vingts ans passés), quoiqueatteinte d’une hypertrophie assez considérable du cœurgauche, pour laquelle un de nos confrères lui a donné dessoins, il y a déjà plus de 20 ans. Depuis quelques années,cette affection a déterminé chez cette dame un dérange-ment intermittent des facultés mentales, correspondant auxexacerbations de la maladie du cœur, et à. la suite duquelson caractère est devenu très-irritabie, son humeur sombre.Elle est, lorsqu’elle éprouve ses palpitations, sujette à desterreurs continuelles, montre une défiance inaccoutuméeenvers ceux qui l’entourent, se croit menacée par desvoleurs, a des apparitions nocturnes qui troublent sonsommeil. Elle a renvoyé une excellente domestique qui laservait depuis longues années avec un dévouement filial,sous prétexte que cette pauvre fille avait voulu l’empoi-sonner. — M me M. a succombé depuis à son affection.
8 e Observation. Madame veuve D., d’un âge aussi avancé,du même tempérament, et que je soignais quelques annéesplus tard pour la même affection, voyait des individus en-trer dans'sa chambre, s’y asseoir, danser entr’eux, etc.Elle interrompait une conversation parfaitement raison-nable avec les personnes présentes pour adresser la paroleà ces êtres imaginaires ; leur demandait ce qu’ils venaientfaire chez elle, et les priait de sortir. — Ces hallucinationssont la forme la plus fréquente sous laquelle se présententles troubles mentaux dont il est question ici.
Je pourrais citer encore, si je ne craignais de merépéter, quelques observations analogues , entre
il.