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ce but, c’est le caractère fugitif et presque insaisis-sable de ces faits ; la difficulté de les faire naitre àvolonté, et à toute réquisition, de les faire poserdevant nous, comme on le fait d’un phénomène phy-sique ou chimique reproductible indéfiniment de lamême manière. Ajoutez à cela les mauvaises dispo-sitions, la méfiance, apportées par les expérimenta-teurs sceptiques, ou même par les simples témoinsde ces faits, ce qui suffirait, nous assure-t-on, pourles empêcher de se manifester.
Relativement au premier genre de difficultés,nous ferons observer quelles lui sont communes,jusqu’à un certain point, avec un grand nombre dephénomènes psychologiques, biologiques et patho-logiques de l’existence desquels on n’est pas pourcela moins convaincu, dont on connaît parfaitementles caractères et le mode de production. Quoi deplus fugitif, de plus irrégulier, de plus insaisissableque la pensée? Et, cependant, quel phénomènepsychologique n’a été minutieusement décrit et ana-lysé ? Quelle incertitude reste-t-il, je ne dirai passur la nature du principe pensant, — question depure théorie, — mais sur le caractère de ces phé-nomènes, sur l’existence des puissances ou facultésdont ils dépendent? De même en psychologie, si nous