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entre ces deux ordres de faits, je n’en vois qu’une, c’estla systématisation des moyens, ou la méthode em-ployée pour arriver à un but défini dans l’entraine-ment. J’étais donc bien fondé à dire, en commençant cetarticle, que les phénomènes de l’entrainement ne sontpas d’observation aussi récente qu’on pourrait le sup-poser, et qu’il nous est loisible de faire notre profiten cette matière des faits acquis à la science touchantles curieux et importants phénomènes de l’habitude,dans l’ordre physiologique comme dans l’ordre psy-chologique.
De toutes les circonstances qui peuvent agir pourproduire l’entrainement dans l’ordre moral, où je meborne à le considérer ici, l’une des plus puissantesest le caractère, ce tempérament moral né de laprédominance de certaines facultés, et qui est dansl’ordre psychologique ce qu’est le tempérament pro-prement dit, ou le genre de constitution prédominantdans l’homme physique ; deux influences en réactionl’une sur l’autre.
Il y a dans le caractère, comme dans le tempéra-ment, un élément naturel, inné, et un élément acquis :le premier donné par l’organisation ; le second puisédans le milieu moral où se déploie la liberté, dansl’éducation ou dans l’habitude.