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Dans le phénomène de la production, il y a à consi-dérer avanl tout la force ou l’agent mis en mouve-ment, et qui accomplit le travail. Or, que celle forcesoil brute ou vivante, c’est en dernière analyse, dansle travail de l’être intelligent, sensible el libre qu’ellea son point de départ. En d’aulres termes, ce quitravaille, ce n’est pas une machine, ce n’est pas nonplus un pur esprit : c’est un être complexe, composéd'un corps et d’une âme, et sur lequel les influencesphysiques d’une part, les influences morales d’uneautre, en réaction l’une sur l’aulre, agiront pouraugmenter, perfectionner, ou ralentir et abaisser laproduction. Les économistes ont parfaitement saisi lesrapports de la science qu’ils cullivent avec le mondemoral (1), la législation, la politique ; ils ont re-connu, par exemple, de quel poids pèsent dans labalance la pratique des vertus domestiques, les ha-bitudes d’ordre, la persévérance, l’assiduité dans letravail, etc. Comment donc croiraient-ils pouvoirpasser entièrement sous silence l’action des modifica-teurs naturels? de ces puissances qui exercent surl’homme, agent de toute production, une influence telle
(9) Les rapports de F économie politique avec la morale ontfait, comme on sait, l’objet d’un concours ouvert par l’Académie dessciences morales et politiques, et donné lieu à d’excellents travaux.