2G6 —
initiation générale à toutes les carrières libérales, etla restauration demandée d’une chaire d’histoire dela médecine, celle base élargie de l’enseignementmédical? Et l’enseignement des spécialités ajourné,mais non définitivement proscrit, n’y trouverait-ilpas un contre-poids nécessaire? Si, en effet, leprincipe économique de la division du travail,excellent dans l’application (surtout en ce qui con-cerne les procédés manuels), ne peut être acceptéqu’avec une certaine réserve dans l’enseignementdogmatique des sciences biologiques.: si la solidaritéde leurs diverses branches a pu paraître en oppo-sition avec le morcellement des idées qu’entraînejusqu’à un certain point toute spécialisation, n’ôte-t-on pas un de leurs plus spécieux prétextes auxantagonistes de celte dernière, en offrant, parallè-lement à cette analyse qu’ils considèrent commepoussée à l’excès, cette vaste synthèse située àl’autre pôle de la science, Y histoire philosophiquede la médecine ?
Je dis l’histoire philosophique. Pour atteindre, eneffet, le but élevé que nous lui assignons, l’histo-rien de la médecine ne se bornera pas à ce froidtravail d’érudition qui consiste à enregistrer desfaits et des dates, à dérouler des systèmes sans