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des dates ou des noms propres apparaissant chacunsous leur étiquette, comme dans une bibliothèquebien cataloguée. Tel fut l’enseignement mort-né deSue et de Moreau delà Sarthe, avant la réorganisa-tion de l'Ecole de médecine, en 1822,-telle fut peut-être l’une des causes de son discrédit (1). 2° Offrirun tableau général des accroissements de la sciencedans leurs rapports avec la marche progressive del’esprit humain, où l’on montre ses progrès liés àceux de la méthode ; où faisant moins l'histoire deshommes et des livres que celle des doctrines, onrattache les données de l'observation aux principes,aux lois, aux idées dont elles relèvent, car « lesfaits n’ont de valeur que par les idées qu’ils repré-sentent » (J. Guérin). — Or, est-il nécessaire de
(l) L'enseignement de l’histoire fut d'abord distinct, lors de la créa-tion de la Faculté, puis réuni, — bizarre accouplement, — à celui dela médecine légale ; il y avait une chaire distincte pour la bibliographie.L’enseignement de l’Insloire tomba en désuétude à la mort de Sue quien était chargé ( 1816 ), par suite de cette organisation vicieuse, et dela faveur qu’acquit Broussais, fort peu soucieux du passé comme onsait. Quant à la chaire île bibliographie, elle avait passé antérieurementdes mains de Sue à ceHes de Moreau (de la Sarthe), qui la réunit en1820 à celle d’histoire, et la conserva jusqu’à la dissolution de l’Écoleen 1822 . Depuis lors, il n’en fut plus question, bien qu’elle n’ait jamaisété supprimée ofliciellement, et Moreau n’eut pas de successeur, malgréles réclamations adressées en 1830 , et il y a quelques années encorepar la Faculté.