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dire quel est de ces deux programmes celui auquelnos préférences sont acquises ?
Certes, je prise fort l'érudition , celle surtoutqu'anime un souffle philosophique. C’est, à bienprendre, la pierre angulaire des études historiques;mais je la crois mieux placée dans les livres quedans une chaire. J'y vois une puissante, une indis-pensable auxiliaire , mais à la condiiion qu’on lalaissera à sa place, et que de moyen on n’en lera pasune fin. Quant à l’histoire, je ne la conçois pas, jel’avoue, séparée de la philosophie médicale. Que sivous n'avez, en effet, à me montrer dans les annalesde la science qu’une suite de spéculations stériles,sans point d’appui dans l’observation : de vaineshypothèses se renversant mutuellement sans pouvoirrien fonder : la pratique tournant éternellement dansle même cercle, ou flottant incertaine depuis deuxmille ans à la poursuite des mêmes problèmes, vousrisquez fort, j’en ai peur, de donner gain de causeaux adversaires des études historiques, qui vousaccuseront d’avoir ajouté, en pure perte, un nou-veau degré de confusion à l’anarchie scientifique denotre temps. — Et n’est-ce pas le reproche qu’ontencouru la plupart des historiens de la médecine ?
Mais si, pénétrant le sens philosophique de ces