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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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pour en tirer des conclusions rigoureuses, et fairerentrer leurs apparentes anomalies dans des loisrégulières, il faut les avoir fait poser longtempsdevant soi et dans des conditions diverses; avoirnoté leurs différents aspects, les avoir distinguésde ce qui n’est pas inhérent à leur essence propre ;en un mot, il faut avoir varié l’observation à l'infini.El comme pour une pareille tâche, ce n’est pas tropdu concours des grands observateurs de tous lessiècles, aux yeux des adeptes des doctrines vitalistesl’histoire est pleine d’enseignements. C’est pour euxsurtout que la médecine est l’œuvre du temps, et parcela même l’œuvre de tous.

Il n’en est pas ainsi dans le camp opposé. Icil’organisme n’est plus qu’une agrégation de molé-cules en communion perpétuelle avec les forces dela nàlure, et pouvant se prêter à toutes les modifi-cations quelles lui impriment par une sorte deréceptivité ou de capacité substituée à l’autocratiede la force vitale. D’où les doctrines physiques,chimiques, anatomiques qui, constatant l’antinomiedes faits physiologiques et des faits physiques, ten-dent à absorber les premiers dans les seconds, etn’entrevoient de progrès possibles pour l’art deguérir, que dans le perfectionnement de cet ordre