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de recherches. Mais les sciences physiques n’ayantpoint de passé, ce n’est que dans l’étal actuel denos connaissances à cet égard que leurs sectateurscroient devoir puiser les éléments de leur dogma-tisme. A ce point de vue, ils n’ont que faire de latradition, ni des travaux de 1 érudition ; chosesbonnes à servir de délassement à quelques spécu-latifs, ou à figurer dans les mémoires de l’Académiedes inscriptions et belles-lettres. Et qu’on ne s’ima-gine pas que c'est là l’opinion d’un certain nombrede physiolâtres seulement : c’est encore , depuis laprépondérance exclusive qu’ont acquise de nos joursles méthodes expérimentales, la manière de voird’une classe tout entière de vitalistes. Descartes,mécontent de la philosophie de son temps, s’étaitmis à philosopher comme si personne, dit-il, n’avaitphilosophé avant lui. Ainsi fait Bicliat ; et bien qu’iln’assimile pas les manifestations complexes de la vieà ces phénomènes simples, fixes, limités et repro-ductibles à volonté auxquels nous font assister lessciences chimico-physiques, le grand physiologisten’éprouve aucun besoin de renouveler la chaîne destraditions ; pour lui, la science ne se continue pas,elle recommence.
Je n’ai pas la prétention de juger en dernieé