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L’influence exercée par le climat, la civilisation, lesinstitutions, les grands hommes et les grandes décou-vertes, par les sciences en général et par la philoso-phie en particulier, toutes causes qui en réagissantsur la médecine, tendent à lui imprimer différentscaractères, à accélérer ou à retarder ses progrès :voilà ses conditions externes (1).
Posséder tous ces matériaux, ce n’est pas encoreavoir une histoire de la médecine; il faut les coor-donner, les rattacher les uns aux autres, trouverl’ordre le plus convenable dans leur disposition.
Cet ordre est, comme pour la philosophie, logiqueou chronologique.
Le premier consiste à étudier les faits et les théo-ries par ordre de matières, en les ramenant aux diffé-rents aspects sous lesquels on peut les considérer, auxprocédés fondamentaux qu’on peut appliquer à leurrecherche. Il est plus particulièrement applicable àl'histoire particulière d'une école, d’une secte, d’unsystème.
Le second, le seul que l’on puisse appliquer àl’histoire générale de la médecine, ne doit pas êtreregardé comme arbitraire. Les dates ont un sens vèri-
(l) Tennemann, Manuel de l’hisloire de la Philosophie, trad.par M. Cousin.