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de la barbarie. — La faveur qui s’attache au nom deGalien ne peut davantage préserver la médecine del’influence funeste des doctrines mystiques d’Alexan-drie, et des conséquences auxquelles elles aboutis-saient. Du moment où l’on attribuait tout à desinfluences surnaturelles, à des communications ex-traordinaires avec des êtres supérieurs, il ne pouvaitplus y avoir de science, et surtout plus d’observationclinique. Lés prétendues sciences occultes, la magie,la cabale, etc., en usurpent la place. — Avec Alexan-dre de Tralles et Paul d’Egine, meurt enfin la méde-cine grecque (vn e siècle), qui se débattait depuis prèsde cinq siècles dans une pénible agonie.
Nous arrivons au moyen-age. Tombée entre lesmains des Juifs et des moines, la médecine ne futdans les premiers temps de la scholastique, en Occi-dent du moins, qu’un empirisme grossier et supersti-tieux. Tout le foyer de la science d’alors est chez lesArabes, lesquels ne sont eux-mêmes que des commen-tateurs et des traducteurs peu fidèles d’Aristote et deGalien. Là se retrouve comme partout le règne absolude l’autorité. Au libre développement de la raisonsuccède l’asservissement de l’esprit humain à certainesformes dialectiques qu’on applique à la théologie,laquelle trône aux lieu et place de la philosophie. —