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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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n’est tout au plus qu’une méthode, ce n’est pas uftsystème. Aussi, s’il offre une utilité réelle dans lapratique, il favorise par contre le morcellement desopinions, l’éparpillement des idées, et cette absencede vues communes d’où finissent par résulter le scep-ticisme et l’anarchie dans la science. La médecine nepeut donc s’immobiliser dans l’éclectisme, absorbéaujourd’hui par l'empirisme rationnel qui rallie leplus grand nombre des praticiens.

Les doctrines panthéistes qui recrutent de nos joursde nombreux adeptes, surtout en Allemagne, et doi-vent avoir tôt ou tard, ou plutôt ont déjà leur reten-tissement dans les sciences médicales, semblent mieuxrépondre, aux yeux de leurs adeptes, au besoinà'unitc qui est le but suprême des sciences. Mais ellesne le satisfont qu’en sacrifiant l’un des deux termes duproblème dont il serait désirable, au contraire, d’opé-rer la conciliation. Ces doctrines sont, en effet, de deuxsortes : ou elles absorbent l’esprit dans la matière,— et c’est le cas le plus commun ; — d’où les écolespositiviste et matérialiste ; ou, au contraire, ellesabsorbent la matière dans l’esprit, et de ce panthéismeidéaliste résulte en physiologie l 'animisme moderne,aux yeux duquel le principe vital et le principepensant ne font qu’un. Nous nous retrouvons donc