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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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que. Or, si l’on ne veut pas que la science, faisanthalte dans nos amphithéâtres ou dans l’étude desnosographies, renonce à marcher vers de nouveauxprogrès, on est bien forcé de convenir que les sciencesphysiques seules peuvent satisfaire aux besoins nou-veaux. Toutefois, reconnaissons-le, nous n’y avonsguère puisé jusqu’à présent que de nouveaux pro-cédés d’investigation ; et ce serait une grande illusionque de croire que le microscope et l’analyse chimiquenous ont découvert la nature intime ou les causesdes maladies. Qu’ils nous aient dévoilé le rapport dessymptômes ou des manifestations extérieures aux lé-sions les plus reculées que la science puisse atteindre,c’est incontestable. Mais, parce que l’on a trouvé lecomment d’un phénomène, on en a pas découvert lepourquoi. Si l’anatomo-pathologiste ne m’explique,pas pourquoi se forme le cancer, le chimiste ne mel’explique pas mieux; il ne me dit pas pourquoi lesang des chlorotiques est aqueux et pauvre en globules.Ainsi, quand nous parlons de maladies cancéreuses,tuberculeuses, anémiques, etc., que faisons-nous,sinon de désigner leurs caractères saisissables? Quantà la cause première de leur production, nous l’igno-rons complètement. Nous saisissons les forces organi-ques dans leurs actes, et voilà tout. Toutefois si de