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à un banquet. Les pins renommés d’entre les légis-lateurs avaient établi le régime commun, jugeantque des hommes soumis à la même alimentationdevaient mieux s’entendre. Cette pensée se retrouvemême à l’origine du christianisme, et dans la plupartdes communautés religieuses. Peut-être moliva-l-ellela prescription en sens contraire, que Moïse lit à sonpeuple, de s’abstenir de certaines viandes en usagechez les Gentils ? Avant que la licence des mœursne les eût rendues inutiles, il y eut, à différentes épo-ques, chez les Grecs et chez les Romains des loissomptuaires, destinées à régler la qualité des mets, ladurée des repas, le nombre des convives, et la dé-pense qu’on pouvait y consacrer selon la circonstance ;car il y avait, comme on sait, à Rome un grandnombre de festins, destinés à célébrer les principauxévénements de la vie publique ou privée.
Bien que les révolutions qui se sont opérées dansles mœurs, aient aboli ces différentes coutumes, ellesn’ont pu soustraire l’homme à l’action si puissante durégime alimentaire sur nos facultés : à celle desmœurs de la table sur une nation : ni détruire entiè-rement , bien qu’ils se soient fort relâchés, les liensqui s’établissent par le fait même de le convivialitéentre les membres d’une même famille, d’une même
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