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si général parmi les nations civilisées, n’était familierni aux premiers Grecs, ni aux premiers Romains, oudu moins la préparation à laquelle on donnait ce nom,différait-elle sensiblement de celle à laquelle on l’ap-pliqua plus tard. De la farine de blé pétrie dans del’eau, ainsi que le font encore de nos jours les Arabes,les moutagnards d’Ecosse, etc., tel fut le premier em-ploi que l’on fit de cette substance. « Pulte autem nonpane vixisse longo tempore Romanos manifestum....et Ennius, antiquissimus vates, obsidionis famemexprimens, offam eripuisse plorantibus liberis patrescommémorât. » (Pline, lib. 18.) Chez les Grecs, cettegalette, offa, se faisait non plus avec du blé, maisavec de l’orge ; on l’appelait paÇa. (Voir Hippo-crate, etc.) (1). Leur puis se préparait égalementavec de l’orge torréfiée , et se nommait oXynov, enItalie polenta (2). On mêlait souvent à ces diversespréparations du lait, du miel ou du vin.
Quoiqu’il en soit, on ne peut dire où et quand acommencé l’usage du pain levé, ce qui témoigne enfaveur de son universalité et de son antiquité. Ainsi,
(1) Je dois dire que ce mot //tüÇa, comme 1 ’alica, et beaucoupd’autres, est souvent appliqué à des préparations fort différentes.Ainsi, pour Suidas, c’est une bouillie claire de lait et de farine de blé.
( 2 ) La polenta se fait maintenant en Italie avec du maïs non décor-tiqué.