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d’après Celse, que sur la table des grands, il eu estquestion dans Juvénal :
Sed tener et niveus, molliquç siligine factus,
Servatur Domino. ( Sat . V.)
On le faisait avec le siligo (triticum hibernum L.) ;ce devait être quelque chose comme le pain molletde Paris, que le parlement s’avisa de proscrire en1668 par un arrêt en forme. Le similagineus ouaeiuBxlïvnç des Grecs est mentionné par Martial commepouvant servir à toutes sortes de préparations :
Nec poteris similæ dotes numerare, nec ususPistori toties cum sit et apta coquo. (Xenia.)
On en faisait une espèce de semoule. (Pline, trad.Littré).
Le confusaneus ou ccvzot.'jooç) se fabri-
quait avec de la farine à laquelle on avait laissé unepartie du son, comme on le fait encore en Angleterre eten Amérique ; c’est notre pain bis. On lui connaissaitdéjà la propriété de tenir le ventre libre, propriétéqu’il doit à la présence du ligneux, réfractaire auxforces digestives. Alvum movet, dit Nonnius, et ilattribue à l’absence de son dans le pain des riches lafréquence des obstructions qu’on observe, selon lui,chez eux. Il est du moins probable que la disparition