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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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panico præferunt cibum, » (Pline, loc. cil.), et dansla Campanie : « Milio Campania maxime gaudet,pultcmque candidam ex eo facit, et panis produlcis. »(Ici. ibid.) Plus loin, le même auteur ajoute : « Panismultiferia et è milio fit, at è panico rarus. » — Parpartie, il faut probablement entendre le panicumIlalicum. Le mil en usage chez les peuples de l’Asieet de l’Afrique était sans doute une autre espèce,Yholcus sorgho, avec lequel les Arabes préparentencore le couscouss, ou quelque espèce voisine. —Quant à l’orge, à laquelle, selon Théophraste (lib. 8),le sol de l’Afrique était particulièrement favorable,bien qu’elle donne, employée pure, un pain compacte,collant et moins nutritif que celui de froment, lesAthéniens estimaient assez ses prétendues vertus ré-paratrices pour que des gladiateurs en fissent leurnourriture habituelle, « Gladiatores hordcarii. »(Pline, loc. cil.) (1). 11 est probable qu’ils le mêlaientà une certaine quantité de froment, ce qui donne, en

(1) Peut-être cette épithète fait-elle simplement allusion à la nourri-ture grossière dont faisaient usage les populations primitives de l’Ani-que ; car, ainsi que me l’a fait observer un habile philologue, M. Le-maire, agrégé de l’Université, les mots xptfltvos, hordenrius sonttoujours pris en mauvaise part en grec comme en latin ; ainsi, on dit :xptOtvos As.uoaOsv/ts ou hordearius rhetor, pour désigner un fauxDémosthène, un orateur inculte.