trois fois l’an, et que l’on suspend au foyer d’où onle détache pour le faire tremper quand on veut lemanger ?
Les pâtisseries. — De la farine, du lait, de l’huile,du miel, auxquels on ajoutait souvent des œufs, dufromage (caséum), des fruits ou des plantes aroma-tiques, tels étaient les ingrédients extrêmement variésqu’on désignait chez les Grecs sous les noms dexéppxTK } ïxpia, Tpocyr,[j.xzsc , ■nlcty.ovç , et chez les La-tins sous ceux de bellaria (res bellas); placenta(de tùJmvç ou de placere) ; liba (de libare, dont onfait des offrandes); obelice ou obleœ (de oêsllxçoublies ou gaufres (1) lortœ (de lorreo, d’où l’on afait tourtes, tartes; crustullœ (diminutif de crustà) :
.Ut pueris olim dant crustula blandi
Doctores, elementa velint ut discere prima.
(Horace, Sat. 1.)
Les enfants n’étaient pas seuls amateurs de cesfriandises ; ce goût était partagé par les Romains, quiprescrivaient même quelquefois dans leurs testamentsd’en faire des distributions annuelles au peuple. Point
(l) Ou, selon d’autres dé oblalœ, pains offerts à la messe, pains àchanter (la messe); en ce cas,ce mot serait d’origine plus récente. Lesobeliœ se servaient toutes chaudes à la fin des repas; on les trempaitdans du vin.