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de bons repas sans cela. 11 y avait un dicton populaire :
« Non sunt suaves epulæ quæ non placentam redo-lent. » Bion le philosophe disait : « Qu’il n’y queles gâteaux ou le-vin de Thasos qui puissent plaire àtout le monde; » on dit de nos jours « qu’il n’y a queles ducats non rognés. » Autre temps autres mœurs.
II. Les légumes. — Les fèves (faba vulgaris, f.equina) et les haricots (phaseolus vulgaris, iïohyôçde Théophraste?) étaient déjà d’un emploi très-vulgairedans l’antiquité; s’il faut même en croire Isidore ( Ori-gines, liv. 17), la fève est le plus ancien légume donton ait fait usage. On la mettait le plus souvent enbouillie. On la mêlait aussi au froment pour en fairedu pain. Les gladiateurs d’Asie en mangeaient habi-tuellement, au temps de Galien, pour donner de lasouplesse et du développement aux chairs : « Mollemet laxam carnem générant » (De aliment, facultat.,lib. 1); et les forgerons à l’état vert, pour combattrela constipation à laquelle ils sont sujets. (Martial lib.x.)Lafèveavec sa cosse (faba conclus), quoique communesur les tables plébéiennes n’était pas dédaignée desgourmets, comme le témoignent ces vers de Martial :
Si spumat rubra conclus tibi pallida testa
Lautorum coenis sæpe negare potes.
(Lib. xm.)