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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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Les haricots à l’huile étaient aussi, comme nousl’apprend M. de Beausset, un des mets favoris deNapoléon ; mais le grand capitaine n’a jamais comptéparmi les disciples d’Épicure.

Les idées les plus étranges régnèrent d’ailleurs dansl’antiquité au sujet de la fève qui, d’après le dogmede la métempsycose, recélait les âmes des morts ; d’oùce vers attribué à Orphée par Didyme, personnageantérieur à Pylhagore lui-même :

ïnov tov y.lxx^j.ovç r s (payéiv, xecp sû.aç ts tox^wv (*)•

Dans l’antique cérémonie des lémuries, où l’onportait des offrandes expiatoires aux mânes desmorts (2), les fèves étaient l’objet d’un rite spécialqu’Ovide décrit ainsi dans ses Fastes :

Terque manus pure fontana perluit undaVertitur, et nigras accipit ore fabas,

Aversus que jacit; sed dùm jacit, liæc ego mittoHis, inquit, redimo meque, meosque lares.

Nec novies dicit, nec respicit, umbra putaturColligere, et nullo terga vidente sequi (3).

(Lib. v.)

(1) Idem certe fabasque comedere, capitaque parenlûm.

(2) Les lémures , ou ombres malheureuses des morts, passaient pourdes divinités malfaisantes qu’on ne pouvait apaiser que par des sacrifices.

(3) u Trois fois il lave ses mains dans l’eau pure d’une fontaine, ilse tourne et prend dans sa bouche des fèves noires qu’il jette ensuitederrière lui, en disant : u Je jette ces fèves, et avec elles je rachètemoi et les miens, n Neuf fois, il prononce ces paroles sans regarder

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