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C’est sans cloute par suite de ces idées supersfi-tieuses que Pylhagore en interdisait l’usage à sesdisciples (1), et qu’il était défendu aux flamines d’ytoucher, ou même, selon Feslus-Pompeïus, d’en pro-noncer le nom. On croyait voir dans les taches noiresde la corolle des caractères funèbres (luctus lillerœ).— Les fèves passaient d’ailleurs pour posséder despropriétés qui pouvaient les rendre suspectes dansun certain nombre de circonstances. On prétendaitquelles occasionnaient le cauchemar et rendaient lesfemmes stériles. Théophraste assure que ce derniereffet est constant chez les poules. Les flatuositésqu’elles développent étaient de nature à les faireredouter des hypocondriaques et des femmes hystéri-ques qui, au dire de Tissot et d’un spirituel observa-teur de nos jours, le docteur Roques, en éprouvent desphénomènes de perturbation nerveuse très-incom-
derrière lui. Selon sa croyance, l’ombre les ramasse et suit ses pas sansen être aperçue, n ( Classiq . Nisard.) D’après Thiébaud de Bernéaud,la fève funéraire des anciens serait la graine du caroubier (ceratoniasiliqua) ; mais Pline qui fait mention de cet arbre n’en dit rien quipuisse confirmer celte assertion hypothétique. On sait qu’il y a dans legenre phaseolus des espèces à graines noires.
(l) Un érudit de nos jours a prétendu que le précepte de Pythagore,A fabis abstine, devait s’entendre de l’abstention que ce philosopherecommandait à ses disciples dans l’élection des magistrats, où l’on vo-tait avec des fèves : supposition d’ailleurs purement gratuite.