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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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modes. Saint Jérôme est encore plus explicite : « Inparlibus gcnilalibus lilillalionem producunt. »C’est pourquoi il en interdisait l'usage aux religieuses.Nous croyons cette opinion très-peu fondée. Quoiqu’il en soit, il paraît que cela n’en avait pas dégoûtéHorace, qui s’écrie dans un accès de lyrisme gastro-nomique :

O quando faba Pythagoræ cognata, simulqueUncta satis pingui ponantur oluscula lardo !

{Sut. 6, LIB. II.)

Les pois passaient également, et avec aussi peu deraison, pour aphrodisiaques. Ils étaient, à ce titre,d’usage dans la fête des Veillées de Vénus. Galiennous apprend même qu’on les donnait aux étalons.

•— Frits à la poêle, les pois comptaient parmi lespâtisseries. C’est de là, je pense, qu’est venu l’usagedes pois dépicés, qu’on mangeait autrefois à la fêledes Rois. ■—Le pois chiche (cicer arietinum, èpiêwQovdes Grecs) se prescrivait aussi comme désobstruant.C’est encore un remède populaire en Italie et enEspagne où cette plante est très-commune. De nosjours, Chrétien (de Montpellier) l’a recommandé, àl’exemple des anciens, contre la gravcllc. Le café ditcézé n’est autre chose que le pois chiche torréfié etréduit en poudre; préparation que les limonadiers