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Auguste avait coutume de dire, en manière deproverbe, quand il voulait qu’une chose se fit promp-tement : « Plus vite qu’il ne faut pour cuire desasperges. »
Tels étaient les légumes le plus en usage chez lesaucieus. La culture des jardins potagers dont le peu-ple à Rome tirait sa principale nourriture, y fut,pour ce motif, en grande considération. On conce-vait une mauvaise opinion, dit Pline, d’une mère defamille (car c’est à elle que ce soin était dévolu), dontle jardin était mal tenu.
III. Les assaisonnements. — La famille des labiées,celle des ombellifères, celle des crucifères, et beau-coup de plantes de haut goût fournissaient à l’artculinaire des anciens une foule d’assaisonnementsdont ils paraissent avoir été très-prodigues. !l
Parmi les ombellifères, le fenouil, la coriandre,Vaneth , chers aux gladiateurs, et dont les Romainsse couronnaient dans les festins à cause de sa bonneodeur ; le cerfeuil, Vache et le persil, dont on or-nait les monuments funéraires (d’où la coutume dedire d’un homme dangereusement malade « qu’il avaitbesoin de persil »), étaient d’usage vulgaire. — Outre .dûles labiées encore en usage de nos jours (sauge, thym,sarriette, serpolet, etc.), les anciens employaient fré-