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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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Le nitre, le sel ammoniac furent aussi employés àRome comme condiments. Enfin le peuple y mangeaitsouvent par économie des légumes crus, assaisonnésau vinaigre, acelaria. (Pline.)

Parmi les condiments sucrés, le miel fut d’unusage bien plus commun que le sucre, peu connu del’antiquité, bien qu’on le trouve désigné d’une manièrenon équivoque sous le nom de miel de roseau (melarundincum ) dans Dioscoride, Théophraste, Pline,Sénèque, Varron, qui indiquent même la plante qui lefournit. — Voici la traduction du passage de Dios-coride : Vocatur et quoddam saccharum quod mellisgenus est in India et Felici Arabiâ concreti. Inveniturid in arundinibus ; concrelione suà sali simile, et quoddenlibus subjectum salis modo friatur. (Lib. u, cap.lxsv.) — Pline dit qu’on ne l’employait qu’cn mé-decine : « Âd medicinæ tantum usum. (Lib. xir.) EnFrance même, on ne le vendit, jusqu’au xvi e siècle,que dans les pharmacies.

Enfin, des différents condiments gras, l’huile (lebeurre n’étant pas employé dans la cuisine), et sur-tout l'huile d'olives, était le plus estimé. Horace,Juvénal, Martial en célèbrent les louanges. Pollion,auquel Auguste demandait comment il avait pu con-server dans une extrême vieillesse la même vigueur