d’esprit et de corps : « Par le vin miellé en dedans,et l’huile au dehors, » répondit-il. On s’en frottaiteffectivement au sortir du bain pour entretenir lasouplesse du corps. Chez les Grecs , les athlètes sefaisaient oindre le corps d’huile avant le combat, puisils se roulaient dans le sable.
Exercent patrias, oleo Iabênte, palæstras.
{Enéide, lib. ni.)
Quant aux olives, on les mangeait au commence-ment et à la fin des repas :
Ilæc quæ picenis venit subducta trapetis (1)
Inchoat, atque eadem finit oliva dapes.
(Martial, lib. m.)
Ni la poule d’Afrique, ni le faisan d’Ionie n’ont plusd’attrait pour Horace que la simple olive fraîchementcueillie :
Non Afra avis descendat in ventrcm meum,
Non atagen Ionicus
Jucundior, quam Iecta de pinguissimisOliva ramis arborum.
(. Epodes J Ode 3.)
IV. Les fruits. — Les pêches, originaires de laPerse, suivant l’opinion vulgaire; les abricots, lescerises, qu’on fait venir de Cérasonte, dans le Pont,
(0 On les écrasait sous des meules pour les saler plus facilement, eton les assaisonnait d’herbes variées après leur avoir enlevé leurs noyaux.