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bien qu’elles fussent connues en Grèce longtempsavant la guerre de Lucullus contre Mithridate ; lesprunes, dont on cultivait plusieurs espèces, et queMartial conseillait contre une infirmité commune dansla vieillesse,
Duri soient solvere ventris onus.
tels sont les fruits à noyaux dont il est le plus souventquestion dans les auteurs anciens. On y parle moinsdes fraises, et l’on ne mangeait, paraît-il, que cellesqui croissent naturellement dans les champs :
Qui legitis flores, et humi nascentia fraga.
(Virgile, 3 e Èglog.)
Mais les mûres, plus répandues, terminaient ordi-nairement les repas des premiers Romains ; elles pas-saient pour très-salubres : ‘ ^
.Ille salubres * ( t>qàiq
Æstates peraget qui nigris prandia moris ■ -rjq gnuFiniet, ante gravem quæ legerit arbore solem.
(Horace, Sat. 4, lib. ii.)
Les naturalistes, comme les poètes de l’antiquité,parlent tous du mûrier noir dont les fruits primiti-vement blancs durent, selon la fable, leur couleur ausang de Pyrame expirant au pied d’un mûrier ; ,. ; , p
.Sladefactaque sanguine radix
Purpureo tingit pendentia mora colore.
(Ovide, Métam., lib. iv.) ; .. r -
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