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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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On connaissait, et Pline décrit un grand nombrede variétés de poires, de pommes, et même l’artd’en faire du cidre. (Lib. xiv.) —Le coing (xuSwviov,de Cydon, ville de Crète), se mangeait souvent confitdans le miel. On en expédiait tous les ans, sous cetteforme, d’Espagne à Rome, selon Galien.

On en faisait aussi une espèce de pâte ou de con-serve dans laquelle entrait du gingembre, du poivreet un peu de vinaigre. C’est le fruit que désigne cevers de Virgile dans ses Bucoliques

Ipse ego cana legam tenera lanugine mêla.

Pline mentionne aussi les melons (1), les courges,les polirons, les nèfles et les sorbes avec lesquelles onpréparait, comme nous le voyons dans les Géorgiques,une boisson fermentée :

.Et pocula læti

Fermento atque acidis imitantur vitea sorbis.

- ' «F (Lib. m.)

Les meilleures grenades venaient de Carthage,d’où le nom de Punicum malum qu’on leur donnaitquelquefois.

(I) Il paraîtrait cependant, d’après le de obsoniis, que ce nom detnelo s’appliquait à une espèce de concombre qu’on mangeait avec unesauce très-épicée, et que notre melon de couche n’était pas connu desRomains.