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Le figuier était en grand honneur dans l’antiquité.Vivre à l'ombre des figuiers était, chez les Égyp-tiens, le but de tous les désirs, l’idéal d’une félicitéparfaite. Les figues, Upxv uuxüv , qui passaient pouravoir été, après le gland, la première nourriture deshommes, étaient en Grèce et en Italie l’une des basesde la nourriture des classes pauvres. Les athlètescroyaient quelles leur donnaient des forces et del’embonpoint. Ce fut un des mets favoris de Platon,qui en lira le surnom de <p[Xoo-jzoç. Métellus se pro-curait des foies d’oie délicats en nourrissant ces pal-mipèdes de figues et de lait. On en composait aussipar la fermentation une liqueur spirilueuse sicyta.— Les dattes de Syrie étaient les plus estimées. Ons’envoyait en présent, pendant les Saturnales, cesfruits entourés de leur spalhe :
Aurea porrigitur Jani caryota Kalendis :
Sed tamen hoc munus pauperis esse solet.
(Martial, lit. xm.)
Grands amateurs de raisins, les anciens s’étaientbeaucoup occupés des moyens de les conserver. Onles déposait sur de la paille, uvœ paleares ; dansdes pots ( ollis ) ; dans l’eau de pluie, s’il en fautcroire Pline « Saluberrimas putant medici in cœlestiaquâ servatas. » On les suspendait, uvœpensiles;